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Le nom des rues : R-V

Rabelais
Cité
(1494-1553)
François Rabelais, écrivain, bénédictin, médecin, né à la Devinière près de Chinon, mort à Paris. Il est l'auteur de Gargantua et Pantagruel. Esprit érudit et curieux, il est le parfait modèle des humanistes de la Renaissance.
La rue Rabelais n'existe plus. Les tennis municipaux sont établis sur son tracé.

Roger Salengro
Rue
(1890-1936)
Homme politique, ministre de l'Intérieur de Léon Blum. Accusé de désertion à l'ennemi en 1915, jugé par contumace pendant qu'il était prisonnier en Allemagne, il est acquitté le 20 novembre 1916, mais une inscription erronée "condamné au lieu de jugé" a entraîné des témoignages discordants. 427 députés reconnaissent l'inanité de l'accusation. Le 17 novembre 1936, Roger Salengro se suicida au gaz.
Anciennement Rue Louis Dory.

Rouget de l'Isle
Rue
(1760-1836)
Claude Rouget de l'Isle, né à Lons le Saunier, mort à Choisy le Roi. Officier du Génie, il était à Strasbourg quand il composa "Chant de guerre pour l'Armé du Rhin" qui devint par la suite la "Marseillaise" car chantée à Paris par des Fédérés Marseillais.
Cette ancienne rue du Pré Saint-Gervais est devenue rue de la Marseillaise à Paris XIXe lors de l'annexion des terrains de la zône non aedificandi. La partie de cette rue qui longe l'école de la rue des Cheminets s'est appelée rue Nouvelle, longtemps chemin de terre, elle n'a été terminée qu'après la construction du boulevard périphérique et son nom sur toute sa longueur.

Saint Simon
Allée
(1760-1825)
Le Comte Henri Claude de Saint Simon, philosophe et économiste, était le neveu du Duc auteur des Mémoires à la Cour de Louis XIV. Auteur d'une doctrine qui fut une première et véritable esquisse du socialisme. Chef de l'école politique et sociale des Saint-Simoniens.

Salvador Allende
Square
(1908-1973)
Né à Valparaiso, mort à Santiago du Chili. Socialiste, homme d'état politique chilien, il fut élu Président de la République en 1970. Il est renversé par un putsch militaire dirigé par le général Pinochet à la tête d'une junte militaire, au cours duquel il meurt en se suicidant.

Sept Arpents
Rue
Cette rue doit son nom à un ancien lieudit, d'une superficie de sept arpents, cela va de soi. La valeur de l'arpent de Paris équivalait à 34 ares et 19 centiares.
Cette rue borde trois communes : Pantin, Paris XIXe, et le Pré Saint-Gervais.

Séverine
Place
(1855-1929)
Caroline Rémy, épouse Guebhard, dite Séverine, femme de lettres née à Paris. Ce fut une élève de Jules Vallès, elle collabora à deux ouvrages de son maître "l'Insurgé" et "Bachelier". En1886, elle devint directrice du journal "Le Cri du Peuple". Elle abandonna cette direction en 1888, continuant à écrire des rubriques politiques dans plusieurs journaux de l'époque comme "l'Echo de Paris" et "le Gaulois". Cette femme, dont les thèmes de prédilection concernaient la solidarité sociale a toujours été une rebelle.

Simmonot
Rue
Antoine Jean-Baptiste Simmonot, ancien Maire du Pré Saint-Gervais de 1831 à 1865. On lui doit la création du cimetière communal en offrant la première partie du terrain (450 mètres carrés).Il demanda qu'on lui réserve une concession gratuite et perpétuelle pour sa sépulture familiale. En séance du 5 mai 1841, le Conseil Municipal reconnaissant émit le vœu unanime de lui voir attribuer la croix de la Légion d'Honneur.

Sismondi
Allée
(1773-1842)
Léonard Sismonde de Sismondi, historien et économiste suisse, né à Genève est l'un des principaux théoriciens du socialisme. Il est l'auteur de "Nouveaux Principes d'Economie Politique".

Soupirs
Avenue (Villa du Pré)
Cette voie a été baptisée par ses habitants. On ne sait pas pourquoi ils choisirent ce nom. Peut-être parce que de nombreux amoureux soupiraient la nuit dans cette avenue ? Peut-être aussi dans l'espoir de concurrencer le Pont des Soupirs de Venise qui, lui retentissait des soupirs des condamnés ? En tout cas ce ne fut pas dans le but d'évoquer les derniers soupirs, car il n'y a pas de cimetière proche.

Stalingrad
Rue
Ville de l'ancienne URSS, sur la Volga, qui porta ce nom de 1925 à 1961, avant on l'appelait Tsaritsyne. Depuis 1961, elle se nomme Vologograd. Au cours de l'hiver 1942-43, une armée allemande y fut encerclée et réduite à néant. Cette défaite marqua le début de la contre-offensive soviétique et fut un tournant important dans l'histoire de la seconde guerre mondiale.
Elle est formée par une partie de l'ancienne rue Charles Nodier.

Sycomore
Avenue (Villa du Pré)
Variété d'érable, appelée aussi faux platane (Acer pseudo platanus).
Ces arbres sont plantés le long de cette avenue.

Suzanne Lacore
(1875-1975)
Ecole maternelle
Institutrice, sous le gouvernement de Léon Blum, elle fut sous-secrétaire d'Etat à l'enfance en 1936.

Thomas More
Allée
(1478-1535)
Humaniste anglais né à Londres, Chancelier du Royaume, il fut décapité pour n'avoir pas voulu reconnaître la puissance spirituelle du roi Henri VIII d'Angleterre. Il est l'auteur de "l'Utopie". Il a été canonisé sous le titre de Saint Thomas More, fête le 6 juillet.

Trou Morin
Passage, lieu-dit
Se situe à l'emplacement de la place Henri Sellier.
On dit aussi : Trou Marin, cela viendrait du nom de monsieur Morin ou Marin qui était propriétaire en ces lieux.
C'était un vallon qui était devenu au fil des temps une sorte de décharge ou voirie servant de dépôt de matériaux et autres immondices. Lors du creusement des tunnels du métro (lignes 7 et 11), on y amena les terres qui servirent de remblai avant la construction de la cité-jardin.

Villa du Pré
(XIXe siècle)
Par un porche voûté de la rue André Joineau, on pénètre dans un hâvre de calme. On chemine au travers d'allées plantées d'arbres et bordées de quelques deux cent pavillons et jardinets.
Ancienne Villa Gide, la Villa du Pré devint au XIXe siècle une propriété gérée par un syndic. En 1955, le syndic accepta qu'elle fasse partie intégrante de la Commune.
Monsieur Gide possédait à cet emplacement une grande propriété agricole dont il voulut exploiter le sous-sol en carrière de gypse, mais la municipalité de l'époque lui en refusa l'autorisation d'exploitation. C'est alors qu'il décida de lotir sa propriété en deux cent lots pour y réaliser maisons et jardins, c'est ainsi que naquit la Villa du Pré.