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Le nom des rues : J-L

Jacquard
Rue
(1752-1834)
Joseph Marie Jacquard, né à Lyon, mort à Oullins. Son père était ouvrier tisseur. En 1790, Jacquard eut l'idée du fameux métier à tisser qui porte son nom. Terminé en 1800, il permit de développer considérablement l'art du tissage et d'exécuter avec facilité des œuvres impossibles à réaliser sur les anciens métiers. Son invention, qui supprimait une certaine main d'œuvre, fut d'abord mal accueillie par les ouvriers qui à Lyon, brisèrent publiquement une de ses machines.

Jacques Prévert
Salle polyvalente
(1900-1977)
Poète français né à Neuilly sur Seine et mort dans la Manche. Non conformiste, dans la tradition anarchisante du début du siècle, il s'appliqua à montrer comme dérisoire le discours bourgeois. Mais, avant tout, sa poésie, accessible à tous, s'emploie à célébrer la liberté, la justice, l'amour, le bonheur. Il s'intéressa aussi beaucoup au cinéma et on lui doit en qualité de dialoguiste, des chefs d'œuvre comme "Drôle de drame", "Quai des brumes", "Les Visiteurs du soir", etc.

Jean-Baptiste Clément
Rue
(1836-1903)
Chansonnier, il fut maire de Montmartre où il succéda à Clémenceau. Il est surtout l'auteur de cette admirable chanson "Le temps des cerises". Composée avec le musicien Antoine Renard, elle va devenir l'hymne des révolutionnaires de la Commune de Paris. En 1882, il dédicacera la chanson à la vaillante citoyenne ambulancière de la rue de la Fontaine au Roi qui n'est autre que Louise Michel, surnommée "La Vierge Rouge de la Commune". Mais après la Commune et l'exil à Londres, il est devenu le propagandiste efficace de la construction syndicale. Dans cette période de l'industrialisation, il va, dans les Ardennes, organiser les tailleurs d'ardoise, les ouvriers des filatures, des aciéries, pour mettre fin au paternalisme des employeurs. Le 1er Mai 1891, jour de la fusillade de Fourmies, il est arrêté à la tête d'un défilé de militants et condamné à deux ans de prison. Lorsqu'il quitte les Ardennes en 1895, la classe ouvrière est organisée syndicalement.

Jean-Baptiste Sémanaz
Rue
(1874-1914)
Né à Lyon, arrive à Pantin en 1881, Après avoir exercé divers métiers puis avoir effectué son régiment, il intègre les services publics de la Ville de Paris au 27e atelier, celui des égoutiers et adhère au syndicat des ouvriers égoutiers et de l'assainissement. Premier Maire socialiste du Pré Saint-Gervais de 1904 à 1914, il fonde en 1902 l'Université Populaire Gervaisienne qui fonctionne encore de nos jours. Il organise au printemps 1914 sur la célèbre Butte Rouge de gigantesques rassemblements, Jean Jaurès y prend une part active en les enflammant de son éloquence dans de fameux discours contre la guerre. En 1914, lors de la déclaration de guerre, il était au point culminant de sa popularité. Volontaire pour partir au front, il tomba, blessé au combat de Parvilliers dans la Somme, et décéda des suites de ses blessures, prisonnier des Allemands à la gare de Maubeuge, le 11 octobre 1914.
Anciennement rue François Henry.

Jean-Jacques Rousseau
Rue et collège
(1712-1778)
Ecrivain et philosophe né à Genève et mort à Ermenonville. Originaire d'une famille française calviniste, sa mère mourut en le mettant au monde. Son père, horloger, l'éleva de façon sentimentale et romanesque ! Il quitta pourtant vite le domicile paternel pour aller d'abord à Annecy, où il rencontra une jeune veuve, Madame de Warens qui le convertit au catholicisme et l'envoya à Turin où il abjura le protestantisme. Il vagabonda alors en Suisse et en Allemagne, puis revint rejoindre sa protectrice à Chambéry où il passa huit années heureuses. En 1741, il vint à Paris, sans ressources, pour y chercher fortune. Il se fait musicien en inventant et imposant un nouveau et impossible système de notation. Bientôt il se voit diplomate et part pour Venise comme secrétaire de l'ambassadeur. Mais sa vocation est chancelante et il revient vite à Paris. C'est en 1750 qu'il trouve sa voie, il écrit son "Discours", diatribe contre la civilisation qui le rend d'emblée célèbre. Il fait jouer son opéra "Le Devin du village" et écrit un second "Discours" sur l'inégalité des Hommes. Il revient au calvinisme et se proclame républicain et démocrate. De 1756 à 1762, il se montra fécond en matière littéraire, c'est de cette époque que datent : Julie ou la Nouvelle Héloïse, le Contrat Social et Emile. Chacun de ses ouvrages révolutionnait les idées de son siècle. Persécuté pour la publication d'Emile, il s'exile. Vieux avant l'âge, hypocondriaque (bizarre et morose) brouillé avec tout le monde, il erra pendant huit ans trouvant seulement le plaisir en herborisant. Il revient à Paris où il vivra misérablement. Il vint souvent se promener au Pré Saint Gervais avec son ami Bernardin de Saint-Pierre. C'est en cette période qu'il rédigea les "Rêveries du Promeneur Solitaire". Il mourut à Ermenonville dans une petite propriété que le Marquis de Girardin avait mise à sa disposition. En 1794, on transféra ses cendres au Panthéon.

Jean Jaurès
Avenue et place
(1859-1914)
Professeur et homme politique né à Castres. Elu député du Tarn en 1885, il vota avec les républicains. Venu à Toulouse en 1889, il fut adjoint au Maire et commença à se diriger vers le socialisme. Il défendit des grévistes à Carmaux et fut élu député d'Albi en 1893. Il devint alors le chef du Parti Socialiste à la Chambre où son éloquence fit merveille. Jaurès fut un "dreyfusard" convaincu. En 1901, il fonda le Parti socialiste français, opposé au Parti ouvrier de Jules Guesdes. En 1904, il créa le journal "l'Humanité" et en 1905 aida à la fondation de la S.F.I.O., qui unissait tous les socialistes. Pacifiste, Jaurès fut assassiné à la veille de la première guerre mondiale, le 13 juillet 1914. Il avait dit : "Il ne peut y avoir de grande révolution que là où il y a conscience" et "La terre a été longtemps plus grande que l'homme et elle a imposé à l'humanité la loi de la dispersion". Ses cendres sont au Panthéon.

Jean Moulin
Square
(1899-1943)
Administrateur et résistant. Préfet d'Eure et Loir en 1940, il refusa de se plier aux exigences des Allemands lorsque ceux-ci occupèrent Chartres. Ayant gagné Londres, il devint en 1943, le premier président du Conseil National de la Résistance. Après son retour en Allemagne, il fut trahi et arrêté par la Gestapo (juin 1943), torturé, il mourut lors de son transfert en Allemagne. Ses cendres ont été déposées au Panthéon, lors de la cérémonie, André Malraux prononça un éloge superbe du grand résistant.
Le square Jean Moulin se trouve dans l'ensemble immobilier Babylone.

Jules Jacquemin
Rue
(1863-…)
Conseiller général du Canton de Pantin. Né le 16 mars 1863 à Champagney (Haute Saône), dès son plus jeune âge il a fait de la politique. Militant du parti ouvrier socialiste révolutionnaire, il a fait une active propagande socialiste dans les communes d'Aubervilliers, Pantin et le Pré Saint-Gervais, et a participé aux succès du Parti ouvrier dans cette région. Candidat aux élections générales de 1893, il est élu le 14 mai au second tour. Il fait alors partie de la deuxième commission (routes, chemins et assainissement), il en est le secrétaire. Le programme de la fédération des Travailleurs Socialistes de l'Allemagne (parti ouvrier socialiste révolutionnaire) est commun avec le programme de plusieurs conseillers municipaux comme celui de monsieur Picau, conseiller municipal du quartier d'Amérique à Paris XIXe, dont les principaux points suivent :

- La commune rendue maîtresse de son administration, de sa police, de son armée.
- La commune maîtresse de ses services publics.
- La commune maîtresse d'intervenir dans les questions de travail.
- La commune maîtresse absolue de son budget.

Lamartine
Rue
(1790-1869)
Alphonse Prat de Lamartine, poète né à Macon, mort à Paris. Après des études chez les Jésuites, il voyagea en Allemagne jusqu'à la chute de l'Empire en 1814, entra dans le corps des gardes du Roi et quitta ce service à la seconde Restauration. Il connut ensuite quelques années de vie confuse et fit paraître en 1820 son premier volume des "Méditations Poétiques" qui d'emblée le firent considérer comme un grand poète. L'Académie Française le reçut en 1830. Il partit pour un voyage en Orient. Elu député à son retour, il ne tarda pas à prendre la tête du mouvement révolutionnaire qui amena la République en 1848. Il devint membre du gouvernement comme ministre des affaires étrangères. Le coup d'état de Napoléon III en décembre 1851 l'écarta de la politique. Ses dernières années s'écoulèrent tristement, de pressants besoins d'argent le condamnèrent à un labeur incessant. Ce n'est, semble-t-il, qu'à contre-cœur qu'il finit par accepter du Second Empire une donation d'un demi million en 1867. Il mourut à Passy dans un chalet mis à sa disposition par la Ville de Paris. Lamartine, dont on disait qu'il était la poésie même, a écrit : Jocelyn, la Chute d'un ange, Graziella, Confidences, Recueillements poétiques, le Tailleur de pierres de Saint Point. Le poète qui croyait à la fraternité humaine, a écrit : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé et qu'importe le soleil ? Je n'attends rien des jours.
Anciennement Sentier des Graviers.

Ledru Rollin
Rue
(1807-1874)
Alexandre Auguste Ledru dit Ledru Rollin pour ne pas être confondu avec un autre Ledru, avocat comme lui. Il était né à Paris et mourut à Fontenay aux Roses. Avocat et homme politique, ministre de l'Intérieur du gouvernement provisoire en 1848, il fut l'un des promoteurs du Suffrage Universel.
Cette rue a disparu à la construction de l'ensemble immobilier Babylone.

Léon Blum
Place
(1872-1950)
Homme politique et écrivain né à Paris. Chef du Parti Socialiste, c'est lui, qui en 1936, constitua le gouvernement de Front Populaire. En 1940, le gouvernement de Vichy le traduisit en justice, condamné, Blum fut d'abord interné à Riom avant d'être déporté en Allemagne. A la fin de la seconde guerre mondiale, il redevint Président du Conseil d'un gouvernement socialiste en 1946. Disciple de Jaurès, Blum fut un essayiste et un critique talentueux.
La Place Léon Blum se trouve devant l'ensemble immobilier Babylone.

Léo Lagrange
Stade
(1891-1940)
Homme politique français né à Bourg (Gironde), socialiste, sous-secrétaire d'Etat aux Sports et aux Loisirs en 1936-37, avocat en 1938, député socialiste du Nord. Il créa l'Ecole de ski, le Brevet Sportif Populaire. Il organisa le tourisme populaire.

Lilas
Villa
Du nom de la commune voisine : Les Lilas.
Arbuste cultivé pour ses grappes de fleurs mauves ou blanches odorantes.

Lions
Villa
Ainsi nommée parce qu'il y a deux lions en fonte (pas en chocolat) sur les piliers de l'ancienne grille d'entrée, près de l'ancienne chocolaterie.

Louis Blanc
Rue
(1812-1882)
Publiciste, historien et homme politique né à Madrid et mort à Cannes. Il fit de brillantes études, puis sa famille s'étant trouvée ruinée par la Révolution de 1830, il fut quelques temps clerc d'avoué et donna des leçons de français. Venu à Paris, il y devint rapidement l'un des chefs du journalisme et fonda "La Revue du Progrès" en 1839. Il publia "l'Histoire de dix ans" qui occasionna la chute du gouvernement issu de la Révolution de 1830. Après le Révolution de 1848, il participa au gouvernement provisoire, ses ennemis le contraignirent à s'exiler à Londres où il se maria et demeura jusqu'en 1870. De retour, il fut élu à l'Assemblée Nationale et devint le chef de l'extrême gauche.
Anciennement Rue de la Leu.

Louvetières
Sente
Du nom d'un ancien lieu-dit de la commune
Se situe dans l'actuelle résidence Jean Jaurès.