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Le nom des rues : C-E

Capitaine Soyer
Rue
(1894-1940)
Louis Joseph Edouard Soyer, né au Pré Saint-Gervais le 2 Mars 1894, cinquième enfant d'une famille de huit. Son père, homme de devoir était maître verrier élevait ses enfants dans l'intégrité des traditions ancestrales. Lors de la Première Guerre Mondiale, il fut enrôlé au 13e Dragons, nommé sous-officier, en 1917, il fut promu lieutenant et reçu la Croix de Guerre avec citation. Rendu à la vie civile à la fin de la guerre il suivit avec passion les cours d'officier de réserve et les périodes d'instruction. Après trois années de formation industrielle auprès de son père, à qui il devait succéder, trois années aussi d'initiation aux œuvres sociales auxquelles il devait tant se dévouer plus tard. Ayant adhéré à l'Union Nationale des Combattants, section du Pré Saint-Gervais, il en devint Président. Il se maria à Boulogne sur Seine le 14 novembre 1921. Quatre enfants, trois filles et un garçon vinrent en quelques années peupler ce jeune foyer. Il fut rappelé dès les premiers jours de la Seconde Guerre Mondiale comme capitaine d'un escadron motorisé stationné en Flandre. Puis ce fut la bataille des Iles Walkémie, à l'embouchure de l'Escaut qui fit rage du 13 au 16 mai 1940. Il se trouvait, le 16 mai en position dangereuse quand se produisit une poussée plus violente de l'ennemi, il contre attaqua jusqu'au moment où il fut atteint d'une blessure mortelle à Sudbeveland. Il est inhumé à Wemeldinge en Hollande. Il reçut la Légion d'Honneur à titre posthume.
Anciennement rue du Colombier, puis rue de la Séparation en 1905, et du Capitaine Soyer en 1945.

Lazare Carnot
Rue
(1753-1823)
Conventionnel et Mathématicien français né à Nolay. Il est l'un des créateurs de la géométrie moderne. Membre du Comité de Salut Public, il créa les 14 armées de la République et conçu tous les plans de campagne. Il fut surnommé l'organisateur de la victoire. Il fut exilé par la Restauration comme régicide.

Centenaire
Avenue
Ainsi nommée en 1889 pour commémorer le centenaire de la Révolution Française de 1789.
Un chêne centenaire s'y dressait. Elle a disparu lors de la construction du périphérique.

Chardanne
Rue
Du nom d'un propriétaire, d'une maison ou d'un jardin bordant cette voie.

Charles Fourrier
Allée
(1772-1837)
Philosophe et Economiste français né à Besançon. Le système Fourrier ou Fourriérisme, prévoit la formation de phalanstères, groupes humains harmonieusement composés en vue de procurer à chacun de leurs membres le bien-être par le travail librement consenti.

Charles Nodier
Rue
(1780-1844)
Littérateur né à Besançon, élevé dans des sentiments révolutionnaires. Il eut de gros ennuis avec la Police Impériale à cause d'un roman satirique "La Napoléone", il dut s'exiler. Après l'Empire il revint à Paris et put afficher en toute quiétude, ses sentiments royalistes. Ses œuvres qui tiennent du roman noir et du conte fantastique ont préparé la voie au surréalisme. En 1823, il est nommé bibliothécaire à l'Arsenal, il se trouva alors au cœur du mouvement romantique. Ses soirées à l'Arsenal réunissaient les écrivains romantiques. Il vint au Pré Saint-Gervais dans les guinguettes dîner sur un gazon bien frais. Il fut élu à l'Académie Française en 1833. Une partie de cette rue est devenue la rue de Stalingrad.
Anciennement rue des Moines.

Chevreul
Rue
(1786-1889)
Chimiste né à Angers, en 1824 il était directeur des teintureries à la manufacture des Gobelins. En 1826, on l'admit à l'Académie des Sciences et en 1830, il succéda à Vauquelin au Muséum à la chaire de chimie. Il disait "L'homme doit se considérer toute sa vie comme un écolier et chercher à devenir plus capable, meilleur".

Clos Lamotte
Allée, lieu-dit
Provient du nom de Dame Lamothe, propriétaire de la maison appelée le fief Lamothe. En mars 1788, son neveu, le sieur Louis Armand Dubillon, procureur fiscal était le propriétaire de la prison locale sise dans le fief.

Colette Audry
Rue
(1906-1990)
Etudes classiques, Ecole Normale Supérieure, Agrégation de Lettres. C'est alors qu'elle avait commencé sa vie militante à la CGTU, un choix de classe et de combat. Somme toute elle resta longtemps une marginale en politique : Gauche révolutionnaire en 1935, Nouvelle gauche en 1955, PSU en 1960. Elle ne se reconnut dans un grand parti qu'avec la naissance du nouveau Parti Socialiste au comité directeur duquel elle siégea de 1971 à 1979. Aux grandes causes, elle ne marchanda jamais ni son temps ni sa peine, pendant la guerre d'Allemagne et aux côtés du Front National pendant la Résistance. Elle fut l'une des fondatrices en 1963 du Mouvement Démocratique Féminin, la seule organisation qui ait anticipé les nouvelles luttes des femmes des années 1970. Elle a dirigé l'Institut Socialiste d'Etudes et de Recherches. Elle était membre de la Société d'Etudes Jaurèsiennes de longue date.

Cornettes
Sente, lieu-dit
Celle-ci doit probablement son nom à une variété de scarole aux feuilles enroulées en cornette ou aux vrilles de la vigne (cornilles) qui étaient cultivées en ces lieux et non pas comme nous le contait il y a quelques années un vieux gervaisien, à faire pousser des petites cornes sur la tête des personnes trompées dans cette sente.

Cristino Garcia
Carrefour
Républicain espagnol, qui fut exécuté sous le régime de Franco, il sétait battu dans les rangs de la Résistance Française. Le carrefour se situe à l'intersection de la rue Gabriel Péri et des avenues Jean Jaurès et Ferrer.

Danton
Rue
(1759-1794)
Né à Arcis sur Aube, son père était Procureur. Il vint à Paris en 1780 et fut reçu avocat au Conseil du Roi, il conserva cette charge jusqu'en 1791. Pendant la Révolution, il fonda le club des Cordeliers, mais c'est surtout à partir de 1791, quand il provoqua la déchéance du Roi, après l'évasion de celui-ci, que Danton commença à jouer un rôle prépondérant. Le 8 septembre 1792, il fut élu à la Convention. Il siégea à la Montagne, pressa le jugement et la mort du Roi, puis se consacra exclusivement à la défense de la France. En avril 1793, il fit lever 300 000 hommes. Puis il institua le Tribunal Révolutionnaire et la dictature du Comité de Salut Public, en septembre 1793. Mais dès novembre une coalition se forma contre lui, on l'arrêta le 31 mars 1794 sur l'ordre de Robespierre. Il fut inculpé de conspiration contre la République et condamné à mort. Au moment de mettre sa tête sous le couperet, il dit au bourreau "Tu montreras ma tête au peuple, elle en vaut bien la peine".
En 1781, il fut témoin à un mariage au Pré Saint-Gervais, le Maire d'alors étant un de ses proches.
Anciennement : rue des Crochets.

Deltéral
Rue
Du nom d'un propriétaire, d'une maison, ou d'un jardin bordant cette voie.

Edmond Pépin
Square
(1885-1965)
Ancien Maire du Pré Saint-Gervais de 1945 à1965
Homme de conviction, militant politique, il participe aux luttes ouvrières. Pilote pendant la première guerre mondiale, il est décoré de la Légion d'Honneur pour son courage. Il fut le premier président de l'Education Physique Populaire Gervaisienne, association sportive créée en 1905. En 1926, il est parmi les créateurs de l'Union des Sociétés Sportives et Gymnastiques du Travail qui deviendra la F.S.G.T., où il collabore avec Léo Lagrange. Lors de son élection en 1945, il était chef des bases aériennes. Il enseignait à titre bénévole la mandoline à l'Université Populaire Gervaisienne. Elu Président du Syndicat des Eaux d'Ile-de-France en 1953.
Le marché se tenait autrefois à cet emplacement trois fois par semaine. Il a été transféré en 1960 à son emplacement actuel.
Anciennement Place Anatole France.

Edouard Vaillant
Avenue
(1840-1915)
Homme politique né à Vierzon, membre de la Commune de Paris. Docteur des Sciences en 1865, il se rendit à l'université d'Heidelberg pour se perfectionner en médecine. Là-bas, il s'affilia à l'Internationale et, lorsqu'il revint en Allemagne en 1870 il s'ingénia à en répandre les doctrines. La Commune de Paris s'avéra extrêmement sanglante. Beaucoup de bâtiments furent incendiés ; Après le 28 mai, beaucoup de fédérés furent fusillés ou subirent la déportation en Nouvelle Calédonie. Il réussit à s'enfuir en Angleterre et revint en Allemagne après l'amnistie du 14 juillet 1880, il fut élu député socialiste de la Seine.
Anciennement Avenue du Trou Marin.

Emile Augier
Rue
(1820-1889)
Auteur dramatique et Poète né à Valence et mort à Paris. Dans sa jeunesse il fut le bibliothécaire du Duc d'Aumale. Sa première comédie "Gabrielle" jouée en 1849 annonçait déjà un renouveau dans notre théâtre. Il abandonna vite les problèmes du triangle classique pour écrire des pièces attaquant plus ou moins la bourgeoisie de son temps ou débattant des plus graves questions relatives à la société. Ses œuvres les plus connues sont : le gendre de monsieur Poirier, un beau mariage. Certains le considèrent comme le successeur de Molière.
Anciennement rue des Plâtrières.

Emile Zola
Rue
(1840-1902)
Romancier né et mort à Paris. Son père était ingénieur italien. Très jeune Emile Zola fut employé à la librairie Hachette. Ses premiers livres passèrent quasiment inaperçus. C'est en 1865 qu'un de ses romans commença à attirer l'attention sur lui. Vint ensuite en 1867 "Thérèse Raquin" mais c'est surtout à partir de 1871que Zola acquit une solide réputation tout en suscitant de nombreuses critiques ayant parfois peu de rapports avec la littérature que parurent les 20 volumes de la série des "Rougon-Macquart". Mais on ne pourrait parler de Zola sans signaler son célèbre article paru dans l'Aurore intitulé "J'accuse" dans lequel il prenait véhémentement parti pour Dreyfus. Cet article valut à Zola d'être poursuivi et condamné. Il s'exila alors en Angleterre et ne revint en Allemagne qu'en juin 1899. Il mourut bizarrement d'asphyxie causée par les émanations d'une cheminée défectueuse dans son hôtel de la rue de Bruxelles à Paris. C'est à propos de l'affaire Dreyfus qu'il écrivit cette phrase "La vérité est en marche, rien ne l'arrêtera plus !".

Estienne d'Orves
Rue
(1901-1941)
Honoré d'Estienne d'Orves, Officier de Marine (Capitaine de Frégate), Ancien élève de l'Ecole Polytechnique, il naquit à Verrières le Buisson. Chef du 2e bureau de l'Allemagne Libre, considéré comme un des pionniers de la Résistance, les Allemands l'arrêtèrent le 22 janvier 1941 et le fusillèrent au Mont Valérien avec 2 membres de son réseau.
Cette rue aboutit à la Porte Chaumont qui s'appelait autrefois Poterne du Pré Saint-Gervais, passage pour piétons uniquement dans les fortifications de Paris.
Anciennement ruelle Asselin, puis rue de la Villette.

Etienne Cabet
Allée
(1788-1856)
Il écrivit "Le voyage en Icarie" (1840) fonde une colonie communiste aux Etats-Unis à la Nouvelle Orléans, il prône l'abolition de la propriété privée et la fédération de communes.