Accueil>...>Agenda 21 : Population et aménagement de l'espace

Agenda 21 : Population et aménagement de l'espace

Urbanisme et organisation du territoire

sellierp 1La commune du Pré Saint-Gervais, située à l’Est de Paris, appartient à la Communauté d’agglomération Est-Ensemble, créée en janvier 2010. Elle s’étend sur un petit territoire de 70ha, entièrement urbanisé, et séparé de Paris par la coupure que représente le boulevard périphérique. Cette frontière a été atténuée par la création de la ZAC des Lilas, couvrant une partie de ce boulevard et permettant une continuité urbaine tout en couvrant les nuisances sonores et visuelles qui en résultaient. Favoriser cette continuité avec les villes voisines est un enjeu pour la commune. Sa petite taille est cependant ressentie de manière positive par les habitants puisque cela en fait une ville à taille humaine où tous les services sont accessibles rapidement.


La ville s’organise de la manière suivante :

  • Le centre-ville avec peu d’espaces publics
  • La moitié nord de la commune, tissu urbain mixte de zones d’habitat et d’activités
  • La moitié sud composée de deux entités : la Villa du Pré et la Cité-jardin Henri Sellier, qui se démarquent nettement du reste du territoire principalement composé d’habitat collectif
  • Un fort dénivelé entre la rue Jaurès et la Porte de Lilas qui rend difficile la circulation des différents moyens de transport
  • Les équipements communaux majoritairement concentrés sur la moitié sud.

  
Un enjeu majeur aujourd’hui pour la ville, est de maintenir les activités sur son territoire, et de ne pas devenir une "ville-dortoir". Plusieurs programmes ou projets se sont succédés et se succèdent sur le territoire afin de préserver cette dynamique et d’assurer toujours plus de cohésion sociale et entre les différentes activités.
Il y a ainsi eu, de 2000 à 2006, la Convention d’opération de renouvellement urbain (ORU) qui concernait les communes de Bagnolet, Les Lilas et le Pré Saint-Gervais ; le Contrat urbain de cohésion sociale (CUCS) de 2007 prolongé jusqu’en 2014 ; l’aménagement de zones d’activités ; les Projets de rénovation urbaine (PRU) menés par l’OPH de Seine-Saint-Denis ou encore le projet d’écoquartier dans la friche industrielle Guitel et le quartier de l’Eglise. En parallèle de ces projets d’envergure, la commune travaille aussi sur le renforcement de l‘attractivité de son centre-ville, et la mise en valeur de ses squares pour renforcer leur rôle de poumons verts.guitelp 1  2Le patrimoine architectural de la ville du Pré Saint-Gervais a pu être préservé, malgré l’urbanisation intense et la pression qu’elle  connaît.  Ainsi, des sites sont restés intacts, tels que l’école Jean-Jaurès, monument inscrit ; la fontaine du Pré Saint-Gervais et le Regard du Trou-Morin, monuments classés ; la cité Jardin Henri-Sellier, et une zone de protection pour le patrimoine des monuments historiques.

 

Démographie

La ville du Pré Saint-Gervais est la plus petite ville d’Ile-de-France avec ses 70 hectares. Elle est également la plus petite commune de la Communauté d’agglomération Est Ensemble en nombre d’habitants puisqu’elle compte 18 220 habitants, soit 4,61%.
Le taux de croissance démographique est important, grâce notamment au solde naturel très positif. Il est en effet de 31,85% entre 1982 et 2007 et supérieur au niveau national. La taille des ménages quant à elle reste stable, soit en moyenne 2,2 occupants par résidence.
La population est jeune et il y a une forte proportion de ménages avec enfants (65% des ménages gervaisiens). Cependant, et comme la tendance nationale, entre 1999 et 2008, la classe d’âge des 75 ans et plus a légèrement augmenté, avec l’amélioration des conditions de vie, les soins adaptés aux personnes âgées, etc.
La ville du Pré Saint-Gervais a tendance à attirer de nouvelles populations plus aisées modifiant ainsi peu à peu son profil.


Emploi

Le taux d’activité de la population gervaisienne est plus élevé que la moyenne nationale, avec 77,5% d’actifs dans la commune contre 71,6% au niveau national. Cet écart s’explique par la jeunesse de la population gervaisienne.
En comparaison avec la Région Ile de France et en conséquence de son passé ouvrier, la population active du Pré Saint-Gervais présente plus d’employés et de professions intermédiaires que de cadres (11,3 % contre 16,2 % pour la région). Ce chiffre a tout de même tendance à évoluer depuis 1999.
Comme au niveau national et départemental, le chômage touche la population et plus encore les classes les plus jeunes. Ce phénomène a été amplifié avec la disparition des grandes entreprises sur le territoire gervaisien, et la dynamique économique qui offre peu d’emplois localement. Cela entraîne donc un phénomène important de migration pendulaire, puisque seuls 13,4% des gervaisiens travaillent dans leur commune. Un autre facteur pouvant expliquer le taux de chômage important est le taux de scolarisation assez faible chez les 18-24 ans qui est de 45%.

Des actions sont menées en faveur de l’emploi et de la formation par la ville du Pré Saint-Gervais. Ainsi, la Mission insertion accompagne les demandeurs d’emplois et les bénéficiaires du RSA dans leur parcours d’insertion. Elle anime également le Plan Local pour l’Insertion et l’Emploi (PLIE) depuis 2006. La Mission locale de la Lyr, localisée à Pantin, accompagne quant à elle plus particulièrement les jeunes de 16 à 25 ans sortis du système scolaire et les aide dans leurs démarches. Une aide spécifique destinée aux jeunes femmes pour leur permettre de passer le concours d’auxiliaire de vie a été créée, il s’agit du chantier petite enfance. 

 

Logement

logementp 1  3Le parc de logements a connu une forte croissance entre 1968 et 2007 (+36% sur la période), puis cette tendance s’est aplanie à partir de 1999 en raison de l’épuisement du foncier. Il atteint aujourd’hui environ 8700 logements. Cependant, les friches industrielles représentent encore une opportunité de développement du foncier.
L’habitat collectif est celui qui prédomine sur la commune et les habitants sont en grande majorité locataires (71%). Cela engendre un faible taux de stabilisation des ménages et un taux de logements vacants incompressible d’environ 7%, dû notamment au temps de relogement.
Le logement social représente près de la moitié du parc gervaisien, avec 47,39%, soit bien au-dessus des 20% imposés par la loi SRU. La demande en logement social est forte (1200 demandes par an), mais la commune ne peut en attribuer qu’une vingtaine chaque année.
La Communauté d’agglomération Est Ensemble, dont fait partie le Pré Saint-Gervais, a lancé l’élaboration d’un Plan Local de l’Habitat (PLH) pour œuvrer en faveur de l’équilibre social.
Les logements sont anciens (66% des logements ont été construit avant 1974) et font peu l’objet de réhabilitation dans le privé. Le nombre d’arrêtés d’insalubrité connaît une croissance, qui doit cependant être nuancée puisque le Service habitat a été créé récemment et a donc pris en main cette problématique permettant ainsi de mieux l’identifier. Certains secteurs sont plus touchés par le bâti dégradé, comme les quartiers au nord de la ville et le centre-ville. Le parc privé est particulièrement touché, avec 17% de logements potentiellement indignes.

Afin de remédier à ses différentes problématiques, la ville du Pré Saint-Gervais mène plusieurs actions en faveur du logement : RHI (résorption de l’habitat indigne), OPAH (opération publique d’amélioration de l’habitat) et CUCS (contrat urbain de cohésion sociale).

Transport et déplacement

trnasport 1  4La ville du Pré Saint-Gervais est inscrite dans un tissu urbain continu qui la relie directement à Paris, Les Lilas et Pantin. Elle est encadrée par un réseau routier dense, mais qui ne dessert pas directement son territoire : rocade périphérique parisienne à l’ouest, N3 au nord, départementales au sud et à l’est. Cela lui permet d’éviter les engorgements trop importants, mais a un impact sonore non négligeable.
La densité urbaine de la ville et sa faible superficie rendent l’ensemble des services facilement accessibles à pied. L’étroitesse des rues est également un point positif car elle encourage une circulation apaisée.
La commune est inscrite dans le réseau de transport en commun francilien. Elle est assez bien desservie par 4 lignes de bus et 5 stations de métro sont situées aux abords de la ville, accessibles en 15 minutes depuis le centre-ville. Les arrêts de bus ont été aménagés pour permettre l’accessibilité de ce moyen de transport aux personnes à mobilité réduite. Ce dernier point représente un véritable enjeu pour la ville. Une ligne de bus supplémentaire, le « P’tit Bus du Pré » est mis à disposition gratuitement par la commune et permet de combler le manque de desserte sur l’axe Est-Ouest.

Cette offre de transports en commun déjà bien fournie, sera renforcée par le prolongement de la ligne T3 du tramway.

Un réseau de voies de circulations douces développé sur les communes limitrophes dessert en partie le Pré Saint-Gervais. Ainsi, cinq stations Vélib’ ont été installées sur le sol communal, deux pistes cyclables longent le nord de la ville. De plus, des aménagements ont été réalisés, tel que l’intégration d’un itinéraire hors voirie de la rue Gabriel Péri. D’autres projets sont en cour, notamment pour relier la ville de Paris.
La ville du Pré Saint-Gervais place le développement des modes de circulations doux au cœur de ses préoccupations pour l’avenir.

Concernant la population, la moitié des ménages possède un véhicule, ce qui est inférieur à la moyenne régionale. L’offre de stationnement sur la commune est saturée et représente un frein pour les Gervaisiens. Aussi, une réglementation du stationnement a été mise en place depuis septembre 2011 afin de réduire ce problème et porte déjà ses fruits.

Pour les plus grandes distances, les aéroports de Roissy-Charles de Gaulle et d’Orly peuvent être rejoints en moins de 30 minutes via le réseau routier, tandis que les gares SNCF de grandes lignes parisiennes (Gare du Nord, Gare de Lyon, Gare d’Austerlitz…) sont connectées par le réseau métropolitain à moins de 30 minutes du Pré Saint-Gervais.

Les liaisons avec la banlieue sont difficiles, comme partout en Ile-de-France, du fait de l’organisation du réseau avec Paris pour centre rayonnant.

 

Consulter le chapitre 2 du diagnostic (Offre socio-économique)

 

Retour au sommaire du diagnostic partagé


.